CARMEN
Opéra-comique
Livret de Ludovic
Halévy et Henri Meilhac, d’après la nouvelle Carmen de Prosper Mérimée.
Direction
musicale: Claude Schnitzler/José Miguel Esandi
Mise en scéne:
Carlos Wagner
Décors: Rifail
Ajdarpasic
Costumes: Patrick
Dutertre
Choréographie:
Ana Garcia
Lumières: Fabrice
Kebour
Nouvelle production
Coproduction Opéra-Théâtre de Metz Métropole et Opéra National de Lorraine
Opéra-Théâtre
Metz Métropole
28 janvier 2011
Opéra
National de Lorraine, Nancy
18 février 2011





























Fotos: Rifail Ajdarpasic
prensa/reviews:
(NANCY & METZ)
“…cette Carmen
époustouflante, à la tension continue, dans une conception picturale très prenante
(nombreuses références entre autre au romantisme noir de Goya).
Pour Carlos
Wagner, Carmen est une créature surdimensionnée pour le brigadier Don José;
fatale, sensuelle certes, surtout libre et conquérante qui reste fascinée
par l'éclat du
torero Escamillo, et la splendeur de son habit de lumière qui brave le taureau
dans l'arène... Du reste, la vision présentée éclaire de façon inédite, la
relation
de Carmen et de
son idole, la lente descente aux enfers d'un Don José, dépassé, détruit... le
dernier tableau est en ce sens inoubliable et consacre l'imaginaire fulgurant
d'un très grand
metteur en scène, entre vérité et aspiration, poésie et expressionnisme, ombre
et lumière...“ Classique
News
“Quand les deux
soeurs ennemies, Metz et Nancy, s'associent, cela peut déboucher sur de vraies
réussites. Voir l'admirable coproduction de Carmen… On est très loin ici
des espagnolades auxquelles on a souvent
droit avec le chef-d'oeuvre de Bizet, qui est l'opéra le plus joué au monde…
L'Opéra-Théâtre de Metz Métropole et l'Opéra national
de Lorraine se sont tournés vers Carlos
Wagner. Sa mise en scène est très fidèle au texte, mais se révèle à la fois
innovante et subtile, nous menant vers le drame avec
beaucoup de justesse. Un fatalisme qui
s'exprime par un décor de lave qui s'illumine quand il le faut, comme dans un
Goya. Soutenu par des costumes très élégants,
parfaitement adaptés, l'ensemble est une
succession de bonnes idées, d'anachronismes même, qui, s'ils surprennent, le
font toujours à bon escient… Un spectacle tragique,
noir quoique divertissant, avec quelques
pointes d'humour bienvenues. On est ici dans l'intemporalité du drame amoureux
et de la liberté d'un des protagonistes face à la
dépendance de l'autre.“ Le Figaro Magazine
“La Carmen de l'Opéra de Nancy ouvre des
perspectives passionnantes… la production de Carlos Wagner propose un point de
vue esthétique fort sur une oeuvre archirebattue:
une Carmen picturale
dominée par des camaïeux de noir superbement éclairés accentuant I’universalité
tragique d'un sujet où la couleur locale rejoint le mythe.“ Le Figaro
“La Carmen de
Carlos Wagner se situe dans une Espagne sombre. On respire la moiteur des
corps, la chaleur d’une atmosphère oppressante. Le décor est un labyrinthe
de
murs noirs où se reflètent des couleurs ocres, l'oranger d'un coucher de
soleil, le rouge du sang du taureau mis à mort. Les fumées de la manufacture de
tabac habillent
l'espace
d'un nuage fascinant, inquiétant, presque surréaliste… Les scènes sont comme des
tableaux, des œuvres d’art, des photographies. Magnifiques, construites à la
manière
d’un
peintre qui dessinerait les contours et les pleins de son univers, additionnant
les touches de couleur, les matières pour créer une toile parfaite.“ La Semaine
“Carlos Wagner signe
avec cet opéra de Bizet, coproduit par l'Opéra national de Lorraine et
l'Opéra-Théâtre de Metz Métropole, une mise en scène incandescente
servie par une très bonne distribution… Carmen a su hier faire jaillir toute la
palette des émotions humaines.“ Le Républicain Lorrain
“Le metteur en scène,
Carlos Wagner… a réussi son coup. II nous a présenté une relecture audacieuse,
percutante, une direction d'acteurs fouillée et correspondant
a la volonté de les positionner dans une
perspective théâtrale bien en place… Les décors goyesques d'Ajdarpasic sont
indissolublement associés a Carlos Wagner.
Ces grands pans fuligineux et mobiles
inspirés des « pinturas negras » sont traversés de rais de lumières ouatés,
symbolisant les contrastes scéniques, l'opposition
des personnages,
et vont aux tons mordorés rappelant Velazquez, jusqu'au rouge vif pressentant
la fin tragique. Le metteur en scène a atteint son objectif.“ Le Républicain Lorrain
“Pour cette exceptionnelle production de l' Opéra National de Lorraine , le
vénézuélien Carlos Wagner, nouvel enfant chéri de la mise en scène, a voulu
Goya plutôt que Mérimée.
Certes
Bizet avait en tête une histoire d'amour et de mort enserrée par les griffes de
la fatalité, si antinomique de la liberté, qu'on a toujours une interrogation
sur cet étrange conflit
qui
structure Carmen. Mais, là tout est
nuit et sang : pas sanguinolent, mais franchement sanglant. Non par le fait de
quelque tendance voyeuriste, mais en âpre remise sur orbite
du
drame. C'est une Carmen méchante, lugubre et brutale, qui montre des hommes
secouant les femmes sans ménagement et les traitant comme chiennes, un patron
d'auberge
sinistre,
des contrebandiers qui ont bien peu l'air de goûter leur prétendue liberté,
tant ils semblent pesants, d'âme et de corps : envolées les grâces d'une
Espagne exotique telles
que
le XIXe siècle en enroba le drame. On est là symboliquement dans l'antre du
Minotaure, au plus près des mythes les plus sombres de l'histoire
méditerranéenne, et le décor,
de
murs noircis, bruts, compacts, étouffe d'emblée : un vrai corridor de la mort.“ Concert Classic
“Si Carlos Wagner
laisse Carmen et ses hommes dans leur pays natal, il ne les abandonne pas dans
un environnement de carte postale, mais les soumet à un soleil fatal.
Cette Carmen
lorraine a en effet des accents de tragédie grecque i élue pai Goya. Le décor,
épuré et massif, de Rifail Ajdarpasic, constitué de sombres panneaux
semblables à de la lave ou du bronze, et
la lumière très subtilement dosée de Fabrice Kebour crée une atmosphère
inquiète. C'est dans ce lieu clos que Carmen va livrer
bataille comme Escamillo va affronter le
taureau dans l'arène. Le duo final entre Carmen et Don José n'est d'ailleurs
rien d'autre qu'une mise à mort.“ Les Echos
“Il est toujours difficile de proposer un regard neuf sur un pilier du
répertoire lyrique, tout en évitant de s’éloigner excessivement de la tradition
ou des attentes et habitudes du public.
D’une
certaine manière, le metteur en scène Carlos Wagner aura réussi à tenir cette
impossible gageure...“ Resmusica
(DUISBURG &
DÜSSELDORF)
“Die Deutsche Oper am Rhein zeigt an ihrem
Duisburger Haus eine Interpretation, welche allzu verengenden Realismus
aufbricht, ohne sich in interpretatorischen Spekulationen
zu
verlieren. (...) Regisseur CARLOS WAGNER hat sich vor allem von der Malerei
Goyas inspirieren lassen, in welcher idealtypisches fehlt, wo vielmehr
Fatalität und dunkle
Metaphorik
herrschen. Die Tragédie de Carmen
(Peter Brook 1981) spielt sich in einer diagonalen Wandlandschaft ab (RIFAIL
AJDARPASIC). Trotz ihrer Weite erzeugt sie auf
Anhieb
ein Gefühl von Klaustrophobie, von Unentrinnbarkeit. (...)“ Orpheus
“Finsternis liegt
über dem Marktplatz von Sevilla. Der Himmel bleibt verborgen. Man erkennt keine Tageszeit. Eine rege
Lichtregie gibt allenfalls Auskunft über
die Stimmungslage – hier golden
behaglich, dort dunkelrot verdüstert. In der Neuinszenierung von Georges Bizets
„Carmen“ am Duisburger Haus der Deutschen Oper
am Rhein geizt man mit spanischer
Folklore. (...) Der aus
setzt auf Reduktion. Die karge
Kulisse vermittelt vor allem den Eindruck der Gefangenschaft. Die Protagonisten
wirken in dem Bühnenbild (Ausstattung: Rifail Ajdarpasic)
wie eingemauert und verdammt zur
Schicksalsgemeinschaft. Zusammen mit einer einfallsreichen Personenregie richtet
sich der Fokus auf die Figuren. (...) Für große
Spannung
bei dieser „Carmen“ sorgen nicht nur die expressive Regie, sondern auch die
musikalischen und darstellerischen Leistungen.“ Westdeutsche Zeitung